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Numérique : quels sont les freins à la montée en compétences des agents publics ?

La transformation numérique du secteur public est perçue comme un enjeu majeur pour les fonctionnaires des diverses organisations. Les agents publics interrogés par l’Ifop pour Acteurs publics et Microsoft aspirent à une montée en compétence sur ces sujets.

Une maturité numérique des administrations mitigée mais en progrès : c’est le constat plutôt encourageant qui ressort d’un sondage Acteurs publics-Microsoft réalisé par l’Ifop auprès d’un échantillon d’agents publics des 3 fonctions publiques et de toutes les catégories. 

Les fonctionnaires sont 44 % à juger la maturité numérique en-deçà du niveau requis par rapport aux priorités de leur organisation, la proportion atteint les deux tiers au sein de la fonction publique hospitalière (FPH).

Preuve de l’importance de l’enjeu du numérique : près d’un agent sur deux (48 %) ressent le besoin de monter en compétences sur la numérisation de services métier (parcours usager, dématérialisation, automatisation…). Il en est de même pour les services de mobilité, de communication et de collaboration (41%) ou les environnements numériques, dont 39% des agents estiment qu’ils devraient être améliorés.

Mais cette montée en compétences se heurte à plusieurs obstacles. Près des trois quarts des agents interrogés par l’Ifop (73 %) pointent le manque de temps ou de priorisation de cet enjeu numérique comme frein principal. Le pourcentage atteint 81 % dans la fonction publique hospitalière et 76 % chez les agents de catégories A et B (60 % chez les catégorie C). Preuve que les esprits progressent, les fonctionnaires sont nettement moins nombreux à affirmer que le manque de support managérial (37 %) et le manque d’intérêt (30 %) sont des freins à la montée en compétence. 

Pour gagner en maturité numérique, les agents interrogés citent à 40 % des projets concrets pour accompagner l’apprentissage, à 39 % le tutorat ou le coaching par des tiers, à 37 % le partage et les retours d’expérience avec d’autres communautés de pratiques. 

Dans les attentes de formation pour monter en compétences sur le numérique le “pratico-pratique” l’emporte nettement, puisque les solutions collaboratives et bureautiques (réseaux sociaux, tableurs, présentations PowerPoint…) sont citées à 48 %. Assez loin derrière, on trouve la formation aux solutions métier (SIRH, SI Finance, ERP, CRM, Reporting…), à la gestion de la donnée et à l’intelligence artificielle (24 %), à la sécurité (19 %) et plus encore les technologies de rupture (Internet des objets, blockchain) avec 9 % de citations. Ces technologies ne sont pas encore perçues comme étant prioritaires en termes de formation.

L’enquête Ifop pour Acteurs publics et Microsoft a été menée par un questionnaire auto-administré en ligne du 6 au 31 janvier 2022 auprès d’un échantillon de 1 486 agents publics.

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